Embarras de Rome : porté par une coalition composée d’un ensemble de groupes
de gauche et de droite opposés au parti Colorado, au pouvoir depuis 1947, un évêque (suspendu a divinis) a été élu président du Paraguay. Mgr Fernando Lugo a déclaré le soir de son
élection : « Si mon attitude et ma désobéissance au droit canonique ont causé de la douleur, je demande sincèrement pardon aux membres de l'Eglise, et en particulier au pape Benoît XVI
». Il espère qu’« une solution satisfaisante » sera trouvée à ce problème canonique complexe. Le président de la Conférence épiscopale paraguayenne, Mgr Ignacio Gogorza, a
déclaré qu'il attendait les indications du Saint-Siège. Né en 1951, entré à 20 ans dans la congrégation des Missionnaires du Verbe divin, Fernando Lugo avait été nommé évêque de San Pedro en 1994
par Jean Paul II. Marqué par la théologie de la libération et souhaitant s’engager en politique notamment pour défendre les paysans sans terre contre les latifundistes et les multinationales,
« l’évêque des pauvres » avait demandé à Benoît XVI la
réduction à l’état laïc. Demande refusée par la Congrégation pour les évêques dont le préfet, le cardinal Giovanni Battista Re, expliquant que « l'épiscopat est un service accepté librement
pour toujours ». En janvier 2007, l’évêque a été suspendu a divinis, peine lui interdisant de célébrer les sacrements (canon 1333, 1, du Code de droit canonique). Mais il continue à
aller à la messe. Il se déclare progressiste, précisant : « "Je ne me sens ni de gauche, ni de droite : ma préoccupation pour les pauvres découle de mon option pastorale
plutôt que d'une idéologie. »
L’inquiétude suscitée par la nomination de Nadine Morano au secrétariat à la famille a été brutalement renforcée par l’affaire de la
carte famille nombreuse sur fond de cacophonie gouvernementale. Les réactions ont été immédiates, à commencer par celle de l’épiscopat. L’Alliance pour les Droits de la Vie a dénoncé la
suppression annoncée de ladite carte comme « humainement injuste et économiquement absurde». L’Union des familles en Europe déclare : « En janvier, le gouvernement souhaitait
mettre sous condition de ressources les allocations familiales ; en avril, faire disparaître la carte famille nombreuse ; en mai, diminuer les majorations pour âge des allocations familiales :
les familles vont perdre 600 € par enfant ! »
En annonçant le maintien de la carte, Nicolas Sarkozy a aussi annoncé son extension aux « familles monoparentales » et aux familles
modestes de moins de trois enfants. Ce qui confirmait la confusion entre politique familiale de compensation du coût de l’enfant (avec pour effet le soutien à la natalité) et politique sociale de
réduction des inégalités. Aider et assister les plus pauvres est un objectif juste mais il n’est pas moins juste de compenser l’inégalité de situation entre familles avec enfants et familles ou
personnes sans enfants (principe d’universalité de la politique familiale). Solidarité horizontale et verticale sont complémentaires mais distinctes.
Selon la doctrine sociale de l’Eglise, le salaire du chef de famille devrait être suffisant pour couvrir toutes les charges familiales.
C’est pour éviter une discrimination au détriment des pères de famille nombreuse que les entreprises ont créé le système des allocations familiales. Il est donc radicalement injuste d’envisager
toute mise sous condition de ressources de ces allocations (tandis que leur fiscalisation serait théoriquement acceptable).
Laissez-les-vivre appelle les « familles en colère » à manifester le 20 mai à 18h devant le ministère de la
santé de Roselyne Bachelot et le secrétariat d'Etat à la famille de Nadine Morano qui partagent l'immeuble du 14 avenue Duquesne (Paris VIIe).
Antoine Renard, nouveau président de la Confédération nationale des Associations familiales catholiques, a tenu ces propos ahurissants
dans le quotidien gratuit 20minutes du 10 avril : « Nous ne sommes pas contre le fait de remettre à plat le dispositif des allocations familiales, quitte à le soumettre à des conditions
de ressources. Mais instaurer des plafonds serait une très mauvaise idée. Mieux vaut moduler ces allocations en fonction des ressources, sans exclure personne. »
Commentaire d'une mère de famille: "Pourquoi proposer – alors qu’on ne lui demande rien - la mise sous condition de ressources des
allocations familiales, alors qu'on sait très bien que c'est le premier pas vers l'appauvrissement général des familles toutes couches sociales confondues ?"
Des mouvements chrétiens de sensibilités les plus diverses
dénoncent le totalitarisme chinois.
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L’Acat (Association des chrétiens pour
l’abolition de la torture) rappelle que la Chine est le plus grand pays du monde à pratiquer la peine de mort. 68 délits entraînent la peine de mort, parmi lesquels des infractions ne
relevant pas d’une criminalité violente, tels que délits économiques ou jeux de hasard illégaux. Les statistiques officielles sur le nombre d’exécutions ne sont pas divulguées. Certaines
sources locales estiment qu'il y a entre 7500 et 8000 tués. Le recours à la torture pour extorquer des aveux est fréquent, de même que les erreurs judiciaires à la suite de procès expéditifs.
Ces exécutions donnent lieu à un trafic d'organes systématique et relèguent dans des foyers les milliers d'enfants de personnes exécutées ou condamnées à mort.
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Bernard Antony, président du mouvement catholique
Chrétienté-Solidarité, appelle au boycott des Jeux Olympiques à Pékin : « Ayant été le premier, dès 2006, à dénoncer la monstruosité d'organiser des jeux olympiques
à Pékin comme jadis à Moscou, je me réjouis de ce que Rama Yade se soit enfin ralliée à cette idée. Mais il n'y a pas qu'au Tibet que le communisme chinois a commis d'immenses abominations.
La liberté religieuse est interdite en Chine où l'on continue à faire mourir en détention des prêtres et des évêques et à réprimer durement les croyants. Et ce bien après les grandes
exterminations du maoïsme. La Chine est toujours aussi le pays du Laogaï c'est-à-dire d'un système de production à coût infime par les détenus des camps de
concentration... »
La revue Transmettre fête ses dix ans avec son centième numéro.
Publiée par un groupe de parents et de catéchistes accompagnée de prêtres diocésains, elle propose chaque mois un dossier en lien avec le temps liturgique ou sur un grand thème (préparer à la
première communion et à la confession, comment vivre le carême, l’enfant face à la mort etc.), une catéchèse sur les fondamentaux du christianisme, un commentaire suivi de la Bible, des articles
pour l’éveil à la foi des tout-petits, des vies de saints ou des carnets de prière, ainsi que des bricolages et des dessins à colorier. Ces dernières années, Transmettre a réalisé une
percée dans de nombreuses paroisses, où les curés abonnent leurs équipes de catéchistes. Transmettre édite également des guides de préparation aux sacrements et des albums d’éveil à la
foi.
Spécimen gratuit sur demande : www.transmettre.fr