L’inquiétude suscitée par la nomination de Nadine Morano au secrétariat à la famille a été brutalement renforcée par l’affaire de la
carte famille nombreuse sur fond de cacophonie gouvernementale. Les réactions ont été immédiates, à commencer par celle de l’épiscopat. L’Alliance pour les Droits de la Vie a dénoncé la
suppression annoncée de ladite carte comme « humainement injuste et économiquement absurde». L’Union des familles en Europe déclare : « En janvier, le gouvernement souhaitait
mettre sous condition de ressources les allocations familiales ; en avril, faire disparaître la carte famille nombreuse ; en mai, diminuer les majorations pour âge des allocations familiales :
les familles vont perdre 600 € par enfant ! »
En annonçant le maintien de la carte, Nicolas Sarkozy a aussi annoncé son extension aux « familles monoparentales » et aux familles
modestes de moins de trois enfants. Ce qui confirmait la confusion entre politique familiale de compensation du coût de l’enfant (avec pour effet le soutien à la natalité) et politique sociale de
réduction des inégalités. Aider et assister les plus pauvres est un objectif juste mais il n’est pas moins juste de compenser l’inégalité de situation entre familles avec enfants et familles ou
personnes sans enfants (principe d’universalité de la politique familiale). Solidarité horizontale et verticale sont complémentaires mais distinctes.
Selon la doctrine sociale de l’Eglise, le salaire du chef de famille devrait être suffisant pour couvrir toutes les charges familiales.
C’est pour éviter une discrimination au détriment des pères de famille nombreuse que les entreprises ont créé le système des allocations familiales. Il est donc radicalement injuste d’envisager
toute mise sous condition de ressources de ces allocations (tandis que leur fiscalisation serait théoriquement acceptable).
Laissez-les-vivre appelle les « familles en colère » à manifester le 20 mai à 18h devant le ministère de la
santé de Roselyne Bachelot et le secrétariat d'Etat à la famille de Nadine Morano qui partagent l'immeuble du 14 avenue Duquesne (Paris VIIe).
Antoine Renard, nouveau président de la Confédération nationale des Associations familiales catholiques, a tenu ces propos ahurissants
dans le quotidien gratuit 20minutes du 10 avril : « Nous ne sommes pas contre le fait de remettre à plat le dispositif des allocations familiales, quitte à le soumettre à des conditions
de ressources. Mais instaurer des plafonds serait une très mauvaise idée. Mieux vaut moduler ces allocations en fonction des ressources, sans exclure personne. »
Commentaire d'une mère de famille: "Pourquoi proposer – alors qu’on ne lui demande rien - la mise sous condition de ressources des
allocations familiales, alors qu'on sait très bien que c'est le premier pas vers l'appauvrissement général des familles toutes couches sociales confondues ?"
Des mouvements chrétiens de sensibilités les plus diverses
dénoncent le totalitarisme chinois.
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L’Acat (Association des chrétiens pour
l’abolition de la torture) rappelle que la Chine est le plus grand pays du monde à pratiquer la peine de mort. 68 délits entraînent la peine de mort, parmi lesquels des infractions ne
relevant pas d’une criminalité violente, tels que délits économiques ou jeux de hasard illégaux. Les statistiques officielles sur le nombre d’exécutions ne sont pas divulguées. Certaines
sources locales estiment qu'il y a entre 7500 et 8000 tués. Le recours à la torture pour extorquer des aveux est fréquent, de même que les erreurs judiciaires à la suite de procès expéditifs.
Ces exécutions donnent lieu à un trafic d'organes systématique et relèguent dans des foyers les milliers d'enfants de personnes exécutées ou condamnées à mort.
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Bernard Antony, président du mouvement catholique
Chrétienté-Solidarité, appelle au boycott des Jeux Olympiques à Pékin : « Ayant été le premier, dès 2006, à dénoncer la monstruosité d'organiser des jeux olympiques
à Pékin comme jadis à Moscou, je me réjouis de ce que Rama Yade se soit enfin ralliée à cette idée. Mais il n'y a pas qu'au Tibet que le communisme chinois a commis d'immenses abominations.
La liberté religieuse est interdite en Chine où l'on continue à faire mourir en détention des prêtres et des évêques et à réprimer durement les croyants. Et ce bien après les grandes
exterminations du maoïsme. La Chine est toujours aussi le pays du Laogaï c'est-à-dire d'un système de production à coût infime par les détenus des camps de
concentration... »
La revue Transmettre fête ses dix ans avec son centième numéro.
Publiée par un groupe de parents et de catéchistes accompagnée de prêtres diocésains, elle propose chaque mois un dossier en lien avec le temps liturgique ou sur un grand thème (préparer à la
première communion et à la confession, comment vivre le carême, l’enfant face à la mort etc.), une catéchèse sur les fondamentaux du christianisme, un commentaire suivi de la Bible, des articles
pour l’éveil à la foi des tout-petits, des vies de saints ou des carnets de prière, ainsi que des bricolages et des dessins à colorier. Ces dernières années, Transmettre a réalisé une
percée dans de nombreuses paroisses, où les curés abonnent leurs équipes de catéchistes. Transmettre édite également des guides de préparation aux sacrements et des albums d’éveil à la
foi.
Spécimen gratuit sur demande : www.transmettre.fr
Lors de la conférence sociale du 19 décembre, Nicolas Sarkozy a ouvert le chantier de la
réforme de la représentativité syndicale. La Cfdt et la Cgt ne seraient pas hostiles à une redéfinition de la représentativité fondée sur les résultats électoraux. Parmi les syndicats ayant le
plus à perdre, la Cftc est la première concernée. Le gouvernement et le Medef sont favorables à une simplification, préférant avoir deux gros interlocuteurs – la Cfdt et la Cgt – que cinq. La
Cftc ne pourrait-elle pas rejoindre la Cfdt, les divergences entre les deux organisations semblant de moins en moins évidentes ? La Cftc, qui a obtenu 10% aux élections prud’homales de 2002
(mais seulement 6,7% aux élections des comités d’entreprise de 2005), affirme que son nombre d’adhérents a augmenté de 20% ces cinq dernières années, passant de 120 000 à 141 600 – ce
qui est loin d’être négligeable. Elle tiendra son prochain congrès fin octobre, avant les prud’homales du 3 décembre dont le résultat sera un indicateur important de sa vitalité.