Soucieux de trouver un terrain d'entente avec les démocraties libérales, certains catholiques s'imaginent encore pouvoir trouver un terrain d'entente en raisonnant à partir de la loi naturelle. Quitte à déformer complètement la signification de cette lex naturalis, comme le fit dans les années 40 un Jacques Maritain, dont les élucubrations révèlent plutôt une contamination d'une pensée catholique hantée par la réconciliation avec la modernité libérale.
Dans Loi naturelle et loi civile, le Pr Jean-Baptiste Donnier explique que, dans Les droits de l'homme et la loi naturelle, New York, 1942, p. 80., Maritain a cette phrase qui, « sans doute inconsciemment, exprime la conséquence ultime de l'hypothèse de Grotius: « Il suffit de croire à la nature humaine et à la liberté de l'être humain pour savoir qu'existent une loi naturelle et des droits qui en découlent ». Le souci de Maritain émigré à New York en 1942, qui était celui de Grotius réfugié à la cour de Louis XIII pendant
Merci pour ces précisions, il serait en effet interessant de savoir que que Maritain réponderait...
En effet son influence dans la proclamation universelle des droits de l\\\'homme a été importante, mais je doute qu\\\'il eut voulu prouver quoi que se soit à partir de l\\\'inexistence de Dieu... ou alors par l\\\'absurde ! Je vais tacher de me procurer ce fameux ouvrage.
N'est-ce pas dans l'ordre de la connaissance que se place Maritain, lorsqu'il affirme que les droits de l'homme fondent les relations fondamentales et donc l'ordre naturel ? Si oui, je serais assez d'accord avec le philosophe...
Notre mode de connaissance étant premièrement sensible, il me semble bien que c'est la nature même de l'homme - connaissance qui me paraît être objective - qui permet d'en conclure l'existence d'une loi naturelle, quand bien même cette dernière serait dans l'absolu fondatrice des droits de l'homme...
En quoi l'antimoderne et Jacques Maritain déforme-t-il la signification de la loi naturelle ?
Je ne comprends pas; et ce n'est pas la première fois que je lis ce reproche fait au grand philosophe neothomiste catholique ami de Paul VI.
Pouvez-vous préciser où dans son oeuvre trouve t-on des traces de ces erreurs ? Ou peut-être lui reprocher-vous d'avoir voulu trouver des moyens de rendre l'enseignement du Magistère et de saint Thomas compactible avec la démocratie ? Je rapelle que Maritain prônait de toute ses forces une Primautée du pouvoir spirituel sur la loi civile.